Ne pas oublier, ne pas les oublier…

La vie n’est pas faite que de rose, je ne vous apprends rien. La vie peut être parsemée d’embûches, de hauts et de bas.

L’autre jour, ma fille me posait la question à savoir si elle a des taties (de mon côté) ?

– Non, ma chérie, tu n’as pas de taties du côté de maman.

– Pourquoi, Maman ?

– Pourquoi, ma chérie ? Eh bien la vie est parfois injuste, parfois violente..

Parce que la vie en a décidé autrement. Tu aurais pu avoir deux oncles, mais ils ne sont plus…

Je l’ai entendu murmurer « Pauvre Maman.. »

Mais sache ma fille, qu’ils sont encore là au fond de nos coeurs… je ne les oublie pas, je pense à eux très souvent.

Mes deux frères, ces grands frères que j’admirais étant petite, ces frères qui m’emmenaient partout avec eux. Ce grand frère aîné, qui m’a fait découvrir du rock’n’roll alors j’étais encore gamine, cette chanson de Scorpions dont je suis toujours aussi fan, tellement elle est belle cette musique « Time, it needs time To win back your love again I will be there, I will be there Love, only… »

Ces deux grands frères avec qui je jouais au Playmobil au grand désespoir de ma mère qui espérait me voir jouer à la poupée… Ces deux grands frères qui ne laissaient pas les p’tits gars m’approchaient avec un côté protecteur, ces deux grands frères avec qui on montait des plans pour aller vérifier la nuit ces cadeaux de Noel. On déchirait les petits coins des paquets pour tenter de deviner…

Aujourd’hui, je n’ai plus ces deux grands frères avec qui partager tous nos souvenirs, je n’ai qu’à m’en souvenir seule, plus mes deux grands frères pour soutenir mes parents dans leurs maladies, plus ces grands frères pour connaître mes enfants…

Décembre est un joli mois, pour cette fête de Noël, ces moments de partage, mais il est aussi pour moi un moment de dur rappel… Il y a 23 ans aujourd’hui, mon frère aîné s’est endormi pour toujours, ce grand frère que j’admirais, ce grand frère qui était devenu Capitaine, la Marine Nationale t’a fait un bel hommage pour ta dernière demeure…

Je me souviens de ce mois de décembre, où nous n’avions plus envie de ce Noël, où je restais seule devant la télévision avec mon Papa, sans une parole, la pièce remplie de tristesse, je me souviens avec le décalage horaire nous regardions le jugement de Ceausescu. Je n’avais que 17 ans, je n’ai jamais retrouvé un sommeil parfait depuis… Je me souviens de cette reprise au lycée, où personne ne savait comment se comporter avec mon frère et moi…

Je profite de chaque jour, pour eux aussi, une façon de leur faire partager ce qu’ils n’ont pas eu le temps de découvrir… La vie est parfois cruelle, mais elle est belle, alors profitons-en !

Ne les oublions pas ces proches, pour qui la vie a été bien trop courte. N’oublions jamais, que chaque petit moment passé avec nos proches sont très précieux…

Et pour vous, comment abordez-vous des sujets délicats avec vos petits ?

*Laissez-moi un commentaire, j’adore papoter…

22 Replies to “Ne pas oublier, ne pas les oublier…”

  1. Comme c’est dur de perdre ses proches…moi, je me dis que j’ai eu la chance de les avoir, de les connaître,et que c’est mieux que ne ne pas les avoir eu du tout…

  2. Beau témoignage…
    Je ne suis pas encore posée cette question avec Minipoupe.
    Ma mamie est décédée il y a 1 mois et demi et Minipoupe ne sait rien… Ou plutôt, ne se rend compte de rien! A 2 ans et demi, je trouve ça tôt pour parler décès. Tu en penses quoi?
    Des bisous!

    1. comme tu dis elle ne se rend pas compte ! bien trop petite encore, à toi dans quelques temps de lui parler de ta mamie, elle t’écoutera et elle s’en souviendra !
      je n’ai jamais connu ma grand-mère paternelle, mais mes parents m’en ont tellement parlé, que c’est comme si je l’avais eu à côté de moi :lol:

  3. oui c des moments qui sont tres dure a vivre mais ils sont la dans no coeurs et profiter de chaque moment avec les proches !!
    pour ma part ma mere a été gravement malade et du jour au lendemain elle avais plus de cheveux elle m’été des bandanas , et un jour mon fils me dis maman pkoi mamie m’es des bandanas mais ce n’es pas moi qui es repondu c lui il a dis mamie fais le pirate , oui je sais j’ai peut etre fais l’erreur de ne pas lui dire pkoi mamie été comme ca mais il été petit et je ne voulais pas qu’il voye la souffrance que j’avais moi , car je ne voulais pas que au fond de lui il souffre !!
    c pas facile de parler de ces choses la c dur pour moi !!
    bisouss courageeeeeee une enorme pensée pour toi

    1. Il a fait son petit film à lui ! et c’est bien comme ça !! :wink:

  4. Que la vie est dure et injuste parfois… bel hommage en tout cas et je pense bien à toi. Miss tongs qui a 6 ans commence à s’interroger. Elle m’avait déjà posé la question pour mes 2 mamies que je n’ai plus et surtout en juin quand nous avons perdu notre ami Yann, tonton yannou. Je lui ai expliqué qu’il était parti avec les anges pour un long voyage… Pas facile à expliquer….Je t’embrasse fort

    1. non ce n’est pas évident, mais les enfants comprennent très bien, mieux que ce que l’on pense :wink:
      si elle t’a posé la question pour les mamies, c’est qu’elle a envie qu’on lui raconte :)

  5. Je trouve ça bien d’en parler aux enfants quand il sont en âge de nous poser des questions sur le sujet. Il faut leur répondre simplement et ne pas leur cacher notre tristesse, c’est comme ça que ceux qui nous ont quitté vivront aussi un peu dans leur coeur. C’est un joli témoignage que nous a fait là.

    1. je suis d’accord avec toi, répondre simplement, par contre on peut leur montrer notre tristesse mais avec modération…

  6. quel billet émouvant. Je partage complètement ta vision des choses. Merci à toi pour ce très beau billet qui me touche beaucoup. Bises

    1. J’ai hésité avant de le publier, j’ai failli le supprimer le matin même, j’avais un peu peur de la réaction…
      mais ça m’a fait un peu de bien, c’est la première fois en 23 ans que j’arrive à écrire quelque chose sur eux ! :cry:

  7. Je n’ai jamais eu a souffrir de la disparition d’un proche, aussi je suis une traumatisée de la mort. En lisant ton texte, j’avais les larmes aux yeux, merci de nous avoir partagé ces moments intimes avec toute ta délicatesse

    1. désolée de t’avoir fait verser quelques larmes….
      merci pour ce gentil mot ! :-|

  8. Paula Samppaiio dit : Répondre

    j ai aussi perdu mon grand frere a l age de 17 ans , ce reci me touche beaucoup , Paula :(

    1. ce sont des moments très difficiles à vivre, des moments qui nous rendent plus fort, j’ai perdu mon 2è frère il y a six ans, c’est dur de remonter de ces moments :cry:

  9. Piouf les larmes coulent en lisant ces qq lignes. Pour le moment la vie a été plutôt clémente avec notre famille. Mes grands parents sont âgés et je sais qu’un jour il faudra expliquer à Loustique. Mais c’est un peu plus dans l’ordre des choses on dira…
    Très bel article très bel hommage à tes frères

  10. Chez nous c’est quand elles parlent du père de leur père à ma belle mère gros sujet tabou

  11. Julia Castel dit : Répondre

    Bonjour,

    J’ai perdu également des proches et je n’en parle pas, ça fait mal et mon loulou est trop petit pour comprendre

  12. Ton texte est très…Je suis en train de pleurer, je mettrais cela sur le compte de la fatigue et des hormones.
    A la maison, on parle de tout, on essaye juste d’adapter et de simplifier le discours en s’aidant de support livres ou dvd si besoin. Mes enfants sont petits 5 et 6 ans.
    Quand ma maman a été malade, on leur en a parlé. On a essayé d’expliquer les choses simplement, pourquoi j’étais triste, pourquoi j’avais peur, pourquoi elle était fatiguée, pourquoi elle prenait le taxi pour aller à l’hôpital.On a explique la radiothérapie en disant que c’était des rayons magiques et qu’on espérait que ça marcherait.
    Quand notre voisin est mort, on a parlé de la mort avec eux et il nous ont simplement résumé la situation, on ne peut plus lui parler ni le voir mais on l’a toujours dans notre coeur et notre cerveau. On peut être triste et même pleurer. Il y a des gens qui meurent et des bébés qui naissent c’est le cycle de la vie.
    En ce moment, ils sont dans leur période début de la terre, fin des dinosaures.
    Parler de ma mort et de la maladie, n’est pas évident.
    je t’embrasse ma Sysy.

  13. je pense qu’il est important d’en parler et d’expliquer, ça fait partie de notre histoire. Les filles n’ont pas de grand-pères, c’est comme ça, elles savent qu’ils étaient très malades. Elles m’accompagnent aux enterrements systématiquement, bon, c’est vrai je n’ai personne pour les garder mais c’est important de les faire participer aux évènements familiaux qu’ils soient joyeux ou tristes. Le première fois où il a fallu expliquer, c’était la mort du chat, raconter plusieurs fois, dire que quand on est trop malade on ne peut pas être soigné mais que ça ne concerne pas les enfants, c’est quand on est âgé. Il faudra bien qu’elle découvre aussi les maladies des enfants : nous allons à une consultation à l’hôpital des enfants 2 fois par an mais elle ne se rend pas compte des maladies des autres, moi non plus d’ailleurs mais j’imagine toutes les souffrances qui sont présentes dans les salles d’attente.

  14. coucou
    oui, témoignage très émouvant….et ils resteront à jamais dans ton coeur…Ce n’est pas simple de perdre un être cher et encore moins de l’expliquer aux enfants surtout petit.
    Quand polo a perdu son grand-père du côté de son père, l’image du papy parti au ciel était celle qui lui convenait le mieux…Moi, je n’ai jamais digéré le décès de mon arrière grand-mère, ma tante avait téléphoné ce jour là, un jeudi, j’avais 13 ans et je devais remonter en Normandie le samedi passer les vacances chez ma nana (mon arrière grand-mère), ma tante me dit  » audrey, j’ai quelque chose à te dire, tu viendras pas chez nana samedi elle est morte hier… » bravo pour la psychologie de ma tante !!!! enfin, courage pour toi et pleins de bisous ;))))

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